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desmotsdebrie

Atelier d'écriture créative, écriture partagée, en groupe, littérature, poésie, nouvelles, apprentissage techniques d'écriture,exemples de contrainte d'écriture

Un petit coin de verdure

Un petit coin de verdure

Quand j’acquis mon jardin, j’étais loin de me douter  quels petits plaisirs j’allais rencontrer et dans quelle aventure j’allais me lancer.

Toute à mon travail et diverses autres occupations qui me passionnaient, je n’imaginais pas l’énergie, le temps ni le travail  que j’allais fournir pour entretenir ce bout de terre.

D’abord, je débroussaillais, je binais les mauvaises herbes et plantais des fleurs avec un tel acharnement que ne vis pas tout de suite mon jardin changer.

Au fil des années, il s’enrichit  et s’épanouit au gré des saisons bonnes ou pas belles du tout. J’avais l’impression d’être arrivée à un résultat satisfaisant jusqu’au jour où je me lançais dans le potager.

Jusqu’à ce jour, l’idée de donner naissance à des légumes ne m’avait pas effleurée. Il avait suffit d’une rencontre, d’un peu plus de temps, de maturité ou de sagesse acquise et surtout une envie irrépressible de m’éloigner des lieux de consommation.

Je mis du cœur à l’ouvrage et engloutis des articles de magazines et des kilos de livres avant d’arriver à un résultat satisfaisant pour moi et je contemplai mes courgettes, mes betteraves rouges et autres choux qui allaient finir dans mon assiette avec la gourmandise venue du cœur.

Assise sur un tronc d’arbre, les coudes sur les genoux, je défiai le premier qui aurait osé piétiner mes plants potagers ou ma prairie. J’acceptais seulement les visiteurs naturels  d’un jardin : oiseaux et insectes, limaces et escargots, moucherons et hérissons, à condition qu’ils se régulent entre eux et ne se gorgent pas des fruits de mon travail.

Un après-midi, quand j’avisai un renard, « par l’odeur alléché », je l’observais tout en lançant des ondes afin qu’il n’eut pas l’idée d’aller goûter les poules de ma voisine.

En partant, Il me lança un regard de promesse : « Je reviendrai… ».

Je tentais aussi de dissuader les merles batifolant dans ma permaculture à la recherche des lombrics dont je prenais soin comme de la prunelle de mes yeux.

Je me disputais avec escargots et limaces  afin qu’ils aillent manger ailleurs et je protégeais mes mésanges des chats rôdeurs et intéressés. Enfin, je partageais mes épluchures avec une chèvre et un bouc voisins qui devinrent des amis.

Quand chaque matin et chaque soir, je parcours mon petit jardin de fleurs et mon petit potager, que les odeurs de la terre et du parfum des fleurs mêlés chatouillent mes narines,  je me dis qu’il m’en faut peu pour être heureuse…

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elisabeth REGARD 03/08/2021 07:35

Déshabillez-moi, semble nous dire l'artichaut.
Le potager donne toujours satisfaction, mais la Terre est basse, pour nous pauvres terriens.
Cela en vaut la peine.