Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
desmotsdebrie

Atelier d'écriture créative, écriture partagée, en groupe, littérature, poésie, nouvelles, apprentissage techniques d'écriture,exemples de contrainte d'écriture

Dans ma rue sont des jardins

Dans ma rue sont des jardins
Dans ma rue sont des jardins
Dans ma rue sont des jardins
Dans ma rue sont des jardins

Ce printemps 2020 fut exceptionnel : beau, chaud, vert.

D’habitude, Mars est capricieux qui hésite toujours à quitter l’hiver alors qu’il aspire au printemps. Indécis, il déverse ses giboulées, mais cette année, Mars n’a pas pleuré attirant les jardiniers dans leur jardin.

Avril fait des promesses qu’il ne tient pas toujours, mais lui aussi, mu par un petit vent d’est,  a été généreux en soleil, déversant une chaleur inattendue et bienvenue.

Les jardiniers ont sarclé, bêché, semé, planté, arrosé et bien plus en toute liberté au chant inlassable du coucou.

Alors, Mai concurrencé n’a pas faibli et offert un concert de couleurs.

Aussi par un bel après-midi, j’ai suivi ma rue, armée de mon regard intéressé et j’ai musardé le nez en l’air, les oreilles au vent.

Et savez-vous ce que j’ai trouvé ?

J’ai découvert des jardins cachés qui gardaient des promesses.

Là, une panière d’œillets d’Inde, ici des rosiers répandant leur couleur, rouge, rose, orange.

Là-bas des graminées, la chevelure au vent qui montent la garde, sentinelles d’un mur.

Quelque part, une petite maison rouge attend son lutin parti se promener.

Devant un banc qui attend son lecteur, des pots multicolores posent fièrement.

Un peu plus loin, un dipladénia ouvre sa fleur au passant et plus bas dans une rocaille des nains bronzent, à peine au soleil près des potées de plantes grasses.

En haut, une vigne grimpe jusqu’au premier étage d’une belle maison ancienne.

Tapi dans une cour, un lapin fait l’offrande de bégonias roses alors que non loin tournent les ailes d’un moulin les pieds noyés dans un parterre de couleurs.

Un jardin suspendu sous l’œil d’un jardinier en bois, laisse pendre les branches fleuries d’un fuchsia rose.

Je n’ai voulu voir de ma rue que raretés belles et j’ai fait un rêve : un jour, les jardins s’ouvriront et envahiront la rue provoquant un festin de couleurs et d’odeurs réveillant les habitants drogués au consumérisme.

Un jour, peut-être, découvriront-ils que les glycines, les chèvrefeuilles et les rosiers de leur rue sont aussi beaux que ceux du bout du monde.

En attendant ce jour-là, je me contente de peu : je sais que dans ma rue sont des jardins…

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Après une balade dans un jardin en visiteur solitaire, nous voilà en balade dans une rue pour admirer, sentir, toucher tous les plaisirs que Dame Nature peut nous offrir, là, à quelques pas de chez-nous. Merci Catherine
Répondre